Ca va se savoir

Ministre, mais éconduit

Quand Dodo introduit la main sous la tenue de sa secrétaire pendant que celle-ci lui tournait le dos, il dut esquisser deux pas en arrière pour ne pas recevoir en plein visage une gifle. Il comprit alors que c’était raté. Alors, il s’arrangea pour pondre une note d’affectation qui éloigna la dame de la structure. Pensant avoir assouvi sa revanche. Heureusement que la cause de la secrétaire fut entendue et comprise. Depuis, elle a été affectée dans un autre ministère où elle travaille avec conscience. Mais chaque fois qu’elle croise son ancien ministre dragueur, celui-ci tourne la tête ailleurs, ou feint de ne pas la voir.

Et pourtant, que de jeunes femmes le ministre Dodo n’avait pas emmenées dans ses couches ! Mais son attitude au service ne pouvait pas laisser deviner que derrière ce regard de fausse sévérité se cachait un bouc assoiffé de sexe.

Nini, Rose, Aimée, toutes ses collaboratrices avec lesquelles il a travaillé ont résisté en vain. Sa recette passe-partout consistait à brandir la menace d’affectation ou de destruction de carrière. Et ses secrétaires, souvent sans soutien aucun, et craignant de perdre leur emploi, finissent par céder, à contrecœur.

Aimée était la plus déçue parmi elles toutes. Elle se rappelle que les vendredis soir surtout, le ministre avait toujours un travail à lui confier quand approchait l’heure de rentrer chez elle. Bien qu’elle fût en couple, mais sans encore d’enfant, elle était obligée de calmer son mari à chaque qu’elle rentrait tard.

Le ministre lui demanda un jour de l’accompagner en mission à l’intérieur du pays. Sans demander son avis. Ce faisant, il était certain d’être seul avec elle, loin de son mari. Il réussit ainsi à l’attirer dans son lit d’hôtel et lui a fait faire des choses dont elle ne pouvait le soupçonner.

Ce soir-là, il la força presque, lui interdisant de protester. Aimée resta alors de marbre ; ce qui ne découragea pas le vicieux ministre qui la déshabilla et commença à lui tripoter les seins, sans art ni tact. Il était tellement obnubilé par la beauté de la jeune femme qu’il ne résista pas et lâcha les torpilles. Et ce n’était pas fini.

Pour lui faire mal, il la força à se mettre à genoux et après avoir enfilé un autre préservatif, il força l’entrée des béatitudes, le second trou. L’huile aidant, il déchira presque l’entrée d’Aimée qui pleura pendant qu’il s’enfonçait en elle. Ce jour-là, elle vit le côté cynique de son ministre et en fut dégoûtée.  Elle le sera encore plus lorsque, moins d’un mois après cette douloureuse expérience, alors qu’il venait de partir pour une mission à l’extérieur, Aimée fut convoquée par le secrétaire général du ministère pour se voir remettre un courrier. Elle était affectée ailleurs dans un centre où il n’y avait pas grand-chose à faire. Elle pleura toutes les larmes de son corps.

G.K.     

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