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Confidentiel : Suite au décès d’une sœur du chef de l’Etat…Deux personnes déposées en prison pour « omission de porter secours » 

 

Il y a une semaine exactement, deux personnes, une femme et un homme ont été déposées à la prison civile de Lomé. Selon les premières informations que nous avons pu recueillir dans leurs entourages, le mandat de dépôt serait lié au décès d’une sœur du chef de l’Etat.

Carnet noir dans l’entourage immédiat de Faure Gnassingbé. La propriétaire du groupe pharmaceutique SOTOMED située en face de l’entrée de la CAMEG à Tokoin Protestant est décédée il y a quelques jours, suite à une attaque vasculaire cérébrale (AVC).

Les informations qui nous sont parvenues font penser à une attaque soudaine, comme c’est souvent le cas pour les accidents cardiovasculaires. Le mari et une autre femme à qui l’homme aurait fait appel pour l’aider à transporter sa femme vers un centre de soins seraient-accusés d’être responsables de cet accident.

Il nous est revenu que le mari, déjà souffrant d’une maladie des artères, avait du mal à pratiquer d’activités sportives. Et lorsqu’à son retour à la maison, il avait ensemble avec témoins découvert dans les toilettes l’état de sa femme –après avoir forcé la porte-, il aurait appelé une connaissance pour l’assister. Une autre sœur du chef de l’Etat aurait également été informée de ce qui était arrivé.

Mais malgré les diligences pour tenter d’éviter le pire, la femme s’en est allée, des jours plus tard. Des sources médicales attestent effectivement d’une attaque cérébrale. Dans ce cas, pourquoi alors depuis le 13 mars 2023, le mari et la femme à qui celui-ci a fait appel pour l’aider sont-ils déposés en prison ?

« Omission de porter secours » serait le chef d’accusation retenu par le Procureur de la République contre le mari qui a été déféré par les services du Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC). Et pourtant !

Pour en savoir davantage sur cette affaire, nous avons écrit Au Procureur de la République Mawama Talaka. Mais nous n’avons eu aucune réponse.

Nous savons qu’il existe des chefs d’accusation comme la non-assistance à personne en danger et autres ; mais dans un cas où une attaque cérébrale qui n’avertit jamais et qui survient en l’absence du mari, on se demande en quoi celui-ci « a omis de porter secours » à sa femme. Puisque c’est lui et d’autres personnes qui ont découvert le drame, après avoir forcé la porte de la chambre. En supposant qu’on lui reprocherait de n’avoir pas averti les membres de la famille de sa femme, les enquêtes des numéros que l’homme aurait appelés depuis la survenue du drame pourraient aider.

En quoi cette autre femme qui a eu donc le malheur de répondre à l’appel au secours du mari, est-elle fautive pour mériter la prison ? « Arrêtez d’être des artisans impénitents de l’arbitraire et du mal », a lancé récemment Me Dodji Apevon, président national des FDR à l’endroit des juges.

Bon à suivre.

Godson K.

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