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Yark reprend du service

C’est seulement face aux responsables et militants de l’opposition que nos gouvernants semblent très « Faure » en bombant le torse et en montrant leurs muscles atrophiés. Le ministre Yark reprend du service. Il ne s’embarrasse guère quand il s’agit de mentir effrontément devant Dieu, devant la Nation, et devant les Togolais.

Pour interdire le meeting de la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK), un regroupement des partis politiques de l’opposition et des organisations de la société civile, Yark Damehame n’a trouvé mieux d’utiliser son arme favorite : la duplicité et le mensonge. Pour le ministre, le « contexte sécuritaire sous-régional et national très préoccupant » et qu’« organiser une manifestation dans cette situation, est de nature à compromettre les efforts en cours pour préserver l’ordre public et la sécurité national ». Pourtant dans trois semaines, la ville Kara dans le septentrion sera en ébullition à l’occasion des luttes traditionnelles, les Evala. On sait tous comment ces manifestations culturelles drainent du monde dans le nord du pays. On attend de voir si le fameux « contexte sécuritaire national très préoccupant » qu’évoque Yark Damehame permettrait aux Evala de se tenir.

C’est incroyable cette propension qu’ont nos gouvernants à mentir comme ils respirent. Yark Damehame nous rappelle un passé récent quand il apparaissait à la télévision nationale dans sa tenue d’apparat, pour faire le décompte des manifestations des partis de l’opposition, affirmant, mine de rien, qu’il y aurait eu trois manifestants à Dankpen, deux à Tsévié, et cinq manifestants et demi à Vogan. Si le ridicule pouvait le tuer !

De la même manière que Yark et ses éléments montrent leurs biceps et triceps quand il s’agit des pauvres opposants, on aurait souhaité qu’ils fassent de même quand le pays fait face à une menace extérieure. Dans ce pays, on a claironné partout que le leader du Parti national panafricain (PNP) Tikpi Atchadam et ses partisans étaient des islamistes, des djihadistes, des terroristes islamistes radicaux et d’autres péchés d’Israël.

A l’époque, le N°1 togolais n’avait pas hésité à monter au créneau pour affirmer, au détour des interviews accordées à des médias internationaux que Tikpi Atchadam serait un djihadiste et son parti aux ordres des forces islamistes. Pour anéantir sa formation politique qui faisait trembler le régime, on était allé  jusqu’à distiller dans l’opion la probabilité des complots islamistes ou attentats terroristes en préparation contre le Togo.

A force d’appeler au loup, il finit par montrer son visage. On se rend compte aujourd’hui mais très tard que Tikpi Atchadam n’était pas le danger….

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