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Procès de la journaliste Samira Sabou : Le délibéré pour le 28 juillet prochain

 

La justice nigérienne a requis mardi cinq semaines de prison contre la journaliste et bloggeuse Samira Sabou écrouée le 10 juin et accusée de diffamation dans ses publications sur l’affaire des surfacturations d’achats d‘équipements militaires.

« A l’issue du procès,  le procureur a requis un mois et une semaine de prison ferme et une amende de 1 million FCFA (plus de 1.500 euros) contre notre camarade Samira Sabou », a indiqué  Maman Kaka Touda, un responsable de l’ONG Alternative espace citoyen (AEC), présent au procès qui garde l’espoir qu’elle sera libérée. Selon une source judiciaire, l’affaire a été mise en délibéré au 28 juillet prochain.

Interpellée le 10 juin et placée sous mandat de dépôt, Samira Sabou est jugée pour une plainte pour « diffamation » déposée par Sani Mahamadou Issoufou, le fils et directeur de cabinet adjoint du président Mahamadou Issoufou.  La journaliste Samira Sabou avait publié un post sur l’affaire des surfacturations au sein de l’armée accusant un homme d’affaires nigérien de « capter les marchés du ministère de la Défense au nom du fils du patron ».

« Le procès aux motivations politiques de la journaliste (Samira Sabou) doit aboutir à sa libération inconditionnelle », a déclaré l’Ong Amnesty International dans un communiqué.  L’affaire des surfacturations fait grand bruit au Niger après la diffusion sur les réseaux sociaux d’extraits d’un rapport d’audit sur ces irrégularités. Les surfacturations et les livraisons non effectuées d‘équipements militaires ces dernières années ont coûté 32,6 milliards FCFA (50 millions d’euros) à l’Etat du Niger, selon le parquet de Niamey. La justice avait annoncé le 8 avril l’ouverture d’une enquête sur l’affaire qui a éclaté en février.

© Ekoué Satchivi

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