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Déjà un an d’hospitalisation pour Kpatcha Gnassingbé

17 Juin 2021-17 Juin 2022. Il y a un an jour pour jour, le célèbre prisonnier du Togo, Kpatcha Gnassingbé est transféré en urgence au pavillon militaire du CHU Sylvanus Olympio de Lomé. Il souffrait d’une plaie au pied dont la gangrène avancée l’exposait à une amputation certaine. Aucune information ne filtre depuis qu’il est évacué pour des soins.

Kpatcha Gnassingbé a-t-il pu être opéré avec succès? Comment son état évolue-t-il? La plaie a pu guérir? Pourquoi une si longue hospitalisation si tout allait bien? Autant de questions que se pose l’opinion. Même à supposer que tout se passe selon l’adage, « pas de nouvelles bonnes nouvelles », la particularité du cas Kpatcha suscite à juste titre des inquiétudes.

La période de convalescence est assez longue mais est elle plus efficace dans un centre hospitalier, dans une prison que parmi les siens? « La convalescence est la précieuse période de transition entre la fin d’une maladie et le retour à un état de pleine santé. Les usages ont beaucoup changé et sa période s’est bien raccourcie. Plus question de garder longtemps le lit », affirme le Dr Véronique Baumann, généraliste dans un de ses exposés.

Qu’est ce qui explique la détention prolongée de l’ancien député de la Kozah et ancien ministre de la Défense malgré les favorables arrêts de la Cour de Justice de la CEDEAO et l’avis du Groupe de Travail des Nations Unies sur la détention arbitraire, sans oublier les multiples courriers de demandes de grâce présidentielle ? A tout ceci vient s’ajouter l’état de santé dégradant et préoccupant, un cas de force qui oblige dans nombres de pays à la clémence des autorités étatiques, conformément aux principes universels des droits dont le Togo a ratifié presque toutes les chartes de l’ONU.

Au Bénin voisin, il y a quelques jours, à la suite d’une rencontre d’échanges entre le Président Patrice Talon et l’ancien chef d’Etat Yayi Boni, une quinzaine de prisonniers politiques accusés de coup d’Etat, ont été libérés. Et il se susurre une prochaine libération d’autres détenus  dans la même affaire à l’instar d’une certaine Réckya Madougou, ex-conseillère de Faure Gnassingbé, pour laquelle le pouvoir de Lomé a fait des pieds et des mains pour qu’elle soit élargie. Pourquoi ailleurs, il est possible de faire entendre raison les responsables politiques au pouvoir et au Togo où l’exécutif chante réconciliation, pardon, est incapable de poser des actes dans le sens de l’apaisement?

Le pouvoir de Lomé est toujours enclin à jouer le facilitateur pour la libération de prisonniers d’autres pays, mais refuse de donner le bon exemple et s’obstine à ne pas appliquer les décisions de justice qui s’imposent pourtant à l’Etat.

Pour rappel, le 15 avril dernier, Kpatcha Gnassingbé a bouclé treize (13) années de détention. Un record pour un homme politique depuis l’avènement de Faure Gnassingbé au pouvoir et une situation inédite sous le règne de son propre frère.

K.A

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