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Prévention des accidents sur les grands axes routiers : S’inspirer des passerelles installées sur le campus de Lomé

Au fil des années, les axes routiers devront se multiplier et gagner en largeur pour plus de fluidité des usagers. Mais le revers de la médaille reste l’augmentation des accidents consécutifs aux tentatives de traversée par les piétons. Sur le contournement et la Nationale numéro 2, un début de solution apparemment très coûteux a commencé à émerger. Et pourtant, il existe un autre moyen ultra léger et moins encombrant que l’université de Lomé a adopté et qui devrait être pris en exemple.

L’élargissement des voies va avec la difficulté pour leur traversée. Le grand contournement, le tronçon de la route Lomé-Kpalimé situé entre Todman et Zanguera, la voie Lomé-Aného sont quelques-unes des voies les plus accidentogènes pour les piétons. Pendant des années, que de vies ont été fauchées suite à des tentatives pour traverser de ces voies ! Et apparemment les autorités togolaises sont conscientes de la situation.

Pour réduire l’hécatombe et permettre aux piétons d’aller et de venir sans passer de longues minutes à guetter la fluidité de la circulation avant de traverser, des passerelles sortent de terre. C’est ainsi par exemple qu’à Légbassito, au quartier Gbodjomé ou sur la nationale passant derrière le grand marché de Lomé, des superstructures en béton sont en construction pour enjamber les voies.

Doit-on dire enfin ? Oui et non. Oui parce qu’enfin, les autorités ont montré qu’elles sont sensibles à la problématique des accidents et leurs cortèges de victimes sur les grands axes, et qu’elles entendent prendre les dispositions idoines pour réduire le décompte macabre. Cependant, il n’y a pas de raison de dire enfin. Parce que les superstructures en construction sont démesurément coûteuses alors que des solutions très économiques existent, à l’instar de ce que le président de l’université de Lomé a fait construire sur le campus universitaire de Lomé.

C’est avec une agréable surprise qu’on découvre –même si la circulation des véhicules sur le campus ne nécessite pas cette dépense- que des passerelles enjambent la voie dès l’entrée pour permettre aux étudiants de traverser sans risque de se faire ramasser par un véhicule.

L’infrastructure à vue d’œil semble à la fois solide et moins coûteuse, comparativement à ce qui se fait sur les grands axes. Tout en fer ou en acier, le dispositif semble adapté à toute épreuve et doit résister aux intempéries. Mais c’est surtout le délai pour sa mise en place qui fait penser qu’il devrait servir d’exemple pour ceux qui ont enfin compris qu’il faut de ces passerelles au-dessus des grands axes.

Il est encore temps pour arrêter les dégâts en termes de coûts, au cas où le projet serait de multiplier ces passerelles en béton armé à plusieurs endroits. Car le coût de fabrication doit être beaucoup trop important avec un délai de mise en œuvre trop long. La preuve, depuis des mois que les passerelles de Légbassito et du grand marché sont en chantier, les travaux ne sont pas encore terminés.

Si c’est autant de temps que doit prendre l’unité, la meilleure solution serait de s’inspirer de celles qui sont sur le campus pour satisfaire les piétons qui ne seront quand même pas des centaines en même temps sur la passerelle. La gestion avec parcimonie des finances publiques, c’est aussi ça.

Godson K.   

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