Tuesday 10 December 2019
Société

Révélations sur le décès des 3 étudiants togolais au Maroc

 

Ventres et têtes ouverts, sexe porté disparu sur les corps…

Qu’est-il arrivé aux étudiants togolais décédés il y a quelques semaines au Maroc ? La question est suscitée par une sortie de la Synergie des étudiants et élèves du Togo (SEET). L’association a apporté des éclaircissements sur le drame qui a frappé les familles de Noumouley Tchompion Yao Mawoussi, Adouley Kossi Amegno, Afotogbe Kokouvi Rodrigue.

La raison de cette sortie est que le gouvernement peine jusqu’à ce jour à situer l’opinion sur les vraies circonstances qui ont conduit à la mort des étudiants. Selon la SEET, les parents des étudiants décédés ont été plusieurs fois convoqués à la Gendarmerie et y ont subi des intimidations « afin qu’ils ne disent pas ce qui a été observé sur les corps de leurs enfants ». « Sur les corps, les parents ont remarqué que les ventres et les têtes ainsi que les oreilles ont été fendus et cousus, le sexe est porté disparu sur tous les corps », révèle la SEET.

Kodjo Bossiadé, maire de la commune de Wawa 2, aurait promis aux parents de l’étudiant Noumouley, quelques jours avant le décès de leur fils, qu’il ordonnera qu’on le déporte. La raison de cette menace, selon la SEET, est que le maire n’aurait pas encore reçu le terrain qu’il a exigé avant d’aider l’enfant pour obtenir la bourse.

Pour la SEET, le ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur, Robert Dussey doit situer l’opinion sur les vraies circonstances du décès des étudiants, les plaies observées sur les corps ainsi que les sexes qui ont disparu et remettre les résultats de l’autopsie aux parents.

Outre les révélations sur les décès des étudiants, la SEET interpelle les autorités universitaires et gouvernementales sur les conditions d’études, notamment les allocations et bourses et la présence des milices. « Par la présente conférence de presse, la SEET réaffirme que pour que l’année académique 2019-2020 soit sereine, les présidents des Universités publiques doivent dissoudre les milices qu’ils ont installées, respecter les clauses du système LMD, le respect de la liberté d’expression et d’association », avertit-elle, et d’ajouter : « Le ministre de l’Enseignement Supérieur, pour sa part, doit faire augmenter les aides des étudiants, sortir les allocations et bourses qu’il bloque dangereusement, car l’éclatement du magma souterrain est à l’horizon ».

Enfin, la SEET assure les familles victimes de son soutien sans faille malgré les menaces et intimidations auxquelles elles font face.

G.A.

Shalom