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Concours de recrutement d’enseignants du 18 juin/Près de 800 candidats recalés sans même avoir concouru : Quid des frais d’inscription ?

 

Le 25 avril 2022, un arrêté portant ouverture d’un concours national de recrutement de fonctionnaires enseignants du primaire et du secondaire général a été lancé par le ministre de la Fonction publique et celui des Enseignements. Mais à quelques jours du début des épreuves, 796 candidats connaissent déjà leur sort pour avoir figuré sur une liste dite de rejet.

Samedi 18 juin prochain, leurs camarades seront dans les salles pour concourir et tenter de réussir au concours national de recrutement d’enseignants du primaire et du secondaire. Malheureusement des centaines d’autres ne seront pas de la partie, la faute à des dossiers incomplets. Eux, ce sont les 796 candidats dont le ministère de la fonction publique a rendu publique la liste hier mardi.

Dans un arrêté interministériel n°1249/MFPTDS/MEPSTA du 25 avril 2022, les deux ministres fait connaître les conditions d’accès au concours.

Pour les nouveaux diplômés du préscolaire et du primaire : être âgé de 18 ans au moins et 40 ans au plus à la date du concours ; être titulaire du baccalauréat 2ème partie et du CAP 1er degré, ou du CEAP et du CAP 1er degré.

Pour le premier cycle du secondaire : être âgé de 18 ans au moins et 40 ans au plus à la date du concours ; être titulaire d’une licence en lettres modernes, anglais, histoire, géographie, mathématiques, sciences physiques, sciences de la vie et de la terre ; d’un diplôme de baccalauréat 2ème partie et CAP-CEG ; d’un certificat d’aptitude au professorat de l’éducation physique et des sports (CAPEPS) pour l’éducation physique et sportive (EPS) ; ou d’un baccalauréat 2ème partie et un diplôme de spécialisation ou un diplôme professionnel en arts plastiques ou en musique.

Pour le second cycle du secondaire : être âgé de 18 ans au moins et 40 ans au plus à la date du concours ; être titulaire d’une maitrise ou d’un master en lettres modernes, allemand, anglais, philosophie, histoire, géographie, mathématiques, sciences physiques, sciences de la vie et de la terre ;  d’une licence, d’une maitrise ou d’un master en espagnol ou allemand ; d’un certificat d’aptitude au professorat de l’éducation physique et des sports (CAPEPS) pour l’éducation physique et sportive (EPS) ; ou d’un baccalauréat 2ème partie et d’un diplôme de spécialisation ou d’un diplôme professionnel en arts plastiques ou en musique.

Les enseignants volontaires et volontaires nationaux ont également eu leurs conditions d’accès au concours à ces trois niveaux.

Et pour tout candidat devant participer au concours, le dossier de candidature  doit être composé d’une demande manuscrite signée du candidat et timbrée à 500 F, adressée au ministre de la Fonction publique ; d’une copie certifiée conforme de l’acte de naissance ou de toute autre pièce en tenant lieu ; d’une copie certifiée conforme du certificat de nationalité togolaise ; d’une copie certifiée conforme du diplôme requis ; d’un extrait du casier judiciaire datant de moins de 3 mois ; d’un certificat médical datant de moins de 3 mois attestant que le candidat est apte à exercer la profession enseignante, délivré par un médecin agréé ; d’un Curriculum Vitae ; d’une quittance de 5000 FCFA attestant du paiement des droits d’inscription.

Mais pour diverses raisons, ce sont des centaines de candidats, plus exactement 796 candidats qui ne seront pas de la partie. Défaut de diplôme, défaut de CAP 2ème degré, défaut d’arrêté de CEAP, défaut de CAP, défaut de diplôme de licence, pièces non légalisées, diplômes non légalisées, âge trop avancé, défaut de diplôme de spécialisation, défaut de naissance, etc. Autant de manquements qui n’auraient pas permis à tout ce monde de s’inscrire. Ou parce qu’ils ne se sont pas alors inscrits, même s’ils ont déposé leurs dossiers qui ont par la suite été rejetés.

Ils seront assurément déçus de ne plus pouvoir prendre part à ce concours. Mais que deviennent les frais d’inscription par eux versés lors du dépôt des dossiers ? Ils devront retourner récupérer leurs dossiers, même s’ils ont dépensé de l’argent pour faire légaliser les pièces. En tout état de cause, on veut croire que les 5.000 F leur seront aussi restitués. Car si, pris individuellement, cette somme ne veut pas dire grand-chose, pour les 796 candidats malheureux, on se retrouve quand même avec 3.980.000 FCFA !

Comment se sont effectués les dépôts pour que les pièces défaillantes et autres incongruités ne soient pas détectées afin que les dossiers ne soient pas acceptés, et c’est après coup qu’on se rend compte qu’il y avait trop de charançons dans le haricot ?

Godson K.

 

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