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Après le Covid, le terrorisme-business

Au Togo, chaque situation de crise est une opportunité en or pour certains individus. Des gens ont su profiter de la pandémie de Covid-19 par la vente des petits accessoires comme les bavettes et les gels hydro-alcooliques, mais pour la majorité, ce fut une belle opportunité.

Avant que le virus ne soit bombardé par Satan II, le missile nucléaire hypersonique de Vladimir Poutine, tous les jours, les gens sillonnaient à grands renforts médiatiques le Togo profond pour venir en aide aux populations face à la pandémie. Et distribuer des kits d’hygiène, bavettes, savon, gels, etc. Même quand il s’agissait de 10 ou 15 bavettes – ce qu’un citoyen lambda peut facilement s’offrir – on invitait les « juliettes » (journalistes) pour assurer la couverture médiatique. C’était surtout la marque déposée des hommes dits de Dieu.

Certains individus véreux ont déversé à gogo dans le pays de faux gels alcooliques, des bavettes et des dispositifs de lave main de qualité douteuse qu’ils offraient à nos frères « kpovitos » (hommes en treillis). Dans ce business très lucratif, il se murmure que c’est l’Etat qui en a profité le plus. Au point que certains ne voulaient pas que la crise passe.

Heureusement ou malheureusement, depuis que Vladimir Poutine a envahi l’Ukraine, le Covid a disparu sous les déluges de feu des soldats russes. Et comme par enchantement, le terrorisme, le djihadisme ou l’extrémisme violent, c’est selon, a pointé son nez dans l’extrême nord du pays. Une aubaine !

La mode en vogue actuellement dans le pays, c’est la création des associations de lutte contre le terrorisme et l’organisation des séminaires de sensibilisation. Les associations poussent, ces derniers jours, à chaque coin de rue comme des champignons. Elles prétendent toutes prêter main-forte à l’Etat dans la lutte contre le terrorisme à travers des campagnes de sensibilisation et des formations.

Et une fois l’association créée, le premier chantier, c’est de pouvoir mobiliser des fonds auprès des partenaires. Ensuite faire une ou deux descentes sur le terrain sous les projecteurs des médias, puis plus rien. Pour les formations, on y va pour se distribuer les jetons de présence. Un business juteux.

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