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Drame de Margba Un député UNIR dans le déni

Dans la nuit du 09 au 10 juillet 2022, sept (07) enfants trouvent la mort dans une attaque de drone des Forces armées togolaises (FAT). Selon la grande muette qui a reconnu les faits, ils ont été malencontreusement pris pour une colonne de djihadistes. Depuis, ce drame entache la lutte contre le terrorisme et les activités de l’opération Koundjouare.

S’agit-il d’une bavure ou de dégâts collatéraux ? Nous écoutons la réponse d’un député RPT/UNIR, membre de la Commission de l’Education et du Développement Socio-Culturel. « Mme la présidente, permettez-moi d’enchainer pour dire – tout à l’heure, j’ai entendu parler de bavure – je regrette, tout en m’inclinant sur la mémoire des compatriotes décédés, je voudrais dire qu’il n’y a pas eu bavure. La bavure, c’est lorsqu’on est en face de quelqu’un, qu’on le voit et qu’on tire sur lui. Ici, on était en pleine période de crise. Ce n’est pas que les militaires ont reconnu nos enfants décédés avant de tirer sur eux. Donc je pense que ça fait partie des dégâts collatéraux dont on parle lorsqu’on est dans une situation telle que nous la vivons. Nous souhaitons que de telles situations ne se présentent pas. Mais dire qu’il y a eu bavure, franchement, je ne pense pas », a-t-il déclaré.

Pour la gouverne de tous, nous sommes retournés sur les bancs, en nous référant au dictionnaire Larousse. On y lit, pour le sens de bavure : « Erreur, faute dans la conduite d’une action ; conséquence fâcheuse qui en découle. Bavure policière ». En français facile, et dans le cas qui nous interpelle, on dira qu’il y a bavure, que les militaires aient reconnu les enfants avant de tirer ou non. Ce qu’il convient de noter ici, c’est qu’il y a eu bavure.

Quid des dégâts collatéraux ? Un dégât, « c’est un dommage occasionné par un phénomène violent », enseigne le Larousse. Les dégâts collatéraux sont définis comme les «conséquences annexes d’une opération militaire, touchant des biens ou des victimes civiles ». En d’autres termes, un dégât collatéral n’est pas la cible d’une opération militaire. Or, dans le cas du drame en question, les enfants ont été ciblés. Ils n’ont pas été tués dans l’effondrement d’un immeuble visé, par exemple.

Bref, en l’ouvrant ainsi, monsieur le député a commis une bavure.

G.A.

 

 

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