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Renvoi de plus de 650 jeunes en formation au CNI : Conséquence d’une politique sans vision pour la jeunesse

 

680 jeunes en formation au centre national d’instruction (CNI) de Kara ont été remerciés après avoir passé trois (3) mois au centre. Leur tort, avoir eu le Baccalauréat deuxième partie (BAC II). Au-delà de toutes les polémiques qu’a engendrées cette information, on note un échec cuisant du régime de Faure Gnassingbé à avoir un vrai projet pour la jeunesse togolaise.

Ils étaient plus de 1200 recrues militaires à être retenues pour la formation au Centre national d’instruction (CNI) de Kara. Et après trois mois de formation, 680 d’entre eux sont renvoyés. La cause, ils ont eu leur BAC II. Or, le Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC) était le diplômé exigé. Mais faute d’emploi dans le pays, plusieurs jeunes se sont fait recruter en présentant le diplôme demandé, le BEPC, bien qu’étant titulaires du BAC II.

Il y a quelques jours, apprend-on, un concours pour la Gendarmerie était ouvert en interne pour ceux qui ont eu le BAC II. De nombreuses recrues militaires en formation au CNI ont postulé. Déclenchant eux-mêmes, sans le savoir, la fin de leur formation. 680 soit plus de 54% des recrues, ont été tout simplement congédiés.

Le renvoi des jeunes qui a été source de polémiques au sein de l’opinion, semble justifié. «Dès lors qu’ils n’ont pas encore fini la formation pour laquelle ils sont recrutés, ils ne sont pas donc autorisés à postuler à un autre concours avec en plus un autre diplôme », affirment-certains.

Cette situation devrait interpeller le gouvernement Dogbé sur le manque de débouchés et d’opportunités dans le pays. Si les jeunes sont obligés de cacher leur diplôme de BAC II, pour s’empresser de postuler à un concours de niveau inférieur, c’est qu’il n’y avait plus d’autres issues pour eux. C’est un indicateur qui interpeller les gouvernants à réfléchir de la manière de créer de l’emploi dans notre pays.

La jeunesse togolaise est frappée de plein fouet par le chômage que la plupart des jeunes diplômés sont obligés de se convertir en conducteurs de taxi-moto. Et pour un concours de recrutement de 1000 postes par exemple, on arrive à enregistrer jusqu’à 25.000 dossiers de candidatures voire plus.

«Aucun sacrifice n’est trop grand quand il s’agit de la jeunesse », disait le père. Mais après plus de 15 ans de règne, le fils est incapable de définir une vraie politique au profit de cette jeunesse sans avenir et sans repère.

En passant, où est passé le Forum de la jeunesse que Faure Gnassingbé avait annoncé début janvier 2018, dans son adresse à la nation ? Prévu pour se tenir dans la première quinzaine du mois d’avril 2018, plus de 4 ans après, toujours pas de fumée blanche.

Joël D.

 

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