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Atakpamé: Les éléments du Major Kouloum menacent les populations


Les populations de l’Ogou redoutent fortement les événements de 2005. Les miliciens du Major Kouloum s’activent dans la menace des populations. L’un d’eux, Djobo Mima, déclare dans des éléments audio, être en possession d’armes à feu qu’il a utilisé en 2005 dans le cadre de la répression sanglante des mouvements de protestation.  

En 2005, la ville d’Atakpamé, région des Plateaux, a connu les pires atrocités du régime RPT/UNIR. C’est dans cette ville que des responsables administratifs, au rang desquels le Major Kouloum, et des militants du parti au pouvoir ont massacré les populations qui manifestaient contre le coup de force électoral perpétré par Faure Gnassingbé.

Malheureusement, le scénario de 2005 peut se reproduire dans tout le pays, en particulier dans la ville aux sept collines. Et pour cause, les ingrédients sont encore réunis. Tout d’abord, l’exaspération des populations qui n’entendent plus se soumettre à la dictature de la minorité. Leur mobilisation lors des dernières manifestations populaires organisées par la C14 le démontre. Mais ce qui inquiète, c’est que cette détermination des populations se heurte à la barbarie du régime.

En effet, depuis quelques mois, les groupes de miliciens à la solde du Major Kouloum ont été réactivés, si l’on considère qu’ils ont été moins opérationnels pendant un moment. D’après des sources concordantes, les éléments du Major Kouloum sèment déjà la terreur dans le milieu. « Les éléments utilisés par le Major Kouloum en 2005 reprennent leurs actions. Ils sillonnent la ville et intimident les populations. Ils n’hésitent pas à affirmer publiquement qu’ils ont en leur possession des armes à feu et défient quiconque se mettra au travers de leur chemin », rapporte une source locale.

Parmi les éléments du Major Kouloum, un jeune s’illustre. Il s’agit du sieur Djobo Mima habitant le quartier Tsèti à Atakpamé. Dans un enregistrement audio, on peut l’entendre se vanter du fait qu’il détient des armes. « Vous dites que je porte des armes quand je suis dehors. Oui, je les porte parce que je ne suis pas idiot comme vous vous l’êtes. Pourquoi vais-je me débarrasser des armes ? Osez et vous allez voir. Les armes ne coûtent pas chères et se vendent au Nigeria seulement à 70.000 ou à 80.000 francs FCFA, mais ça tue quand même. Vous pouvez aller vous plaindre partout que je porte des armes », déclarait-il.

Comme pour se donner de la valeur, le milicien Djobo Mima raconte les activités monstrueuses auxquelles il s’est livré par le passé. « J’ai été assaillant en Côte d’Ivoire. L’argent n’est rien devant un soldat UNIR. Je mange, je bois et je baise », se glorifie-t-il.

Face à l’arrogance des miliciens, certaines personnes, surtout celles vivant hors du pays ont réagi pour dénoncer le fait que des civils soient en possession d’armes à feu et jouissent de l’impunité. Ces réactions ont eu comme réponse des menaces. « Vous devez suivre l’exemple des autres et vous taire pour ne pas subir le même sort qu’eux », avertit Djobo Mima dans un autre enregistrement audio. Le milicien faisait allusion, selon nos sources, à des responsables et militants de l’opposition dont les maisons ont été détruites en 2005 à Atakpamé par la milice du Major Kouloum.

Par ailleurs, le milicien Djobo Mima aurait également des ennuis avec le monde sportif. «Ce monsieur est recherché par les services de la CAF. Il a frappé un arbitre en plein match à Kpalimé. Il est d’ailleurs sous le coup d’une suspension des stades. Quand cela voulait chauffer, il a quitté le pays et est revenu après plusieurs mois », précisent nos sources.   

En attendant de retrouver les fameuses armes qu’auraient volées les manifestants à Sokodé, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile peut s’occuper de ce cas. Il prouverait ainsi qu’il œuvre pour la sécurité des Togolais, sans distinction.

G.A.

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