Société

COOPEC AD de Sokodé: Les femmes dénoncent la méthode militaire du chef d’agence

 

 

Les femmes bénéficiaires du Fonds national de finance inclusive (FNFI) de la préfecture de Tchaoudjo et affiliées à la Coopérative d’épargne et de crédit (COOPEC) de l’église des Assemblées de Dieu, agence de Sokodé, dénoncent l’emprisonnement de certaines des leurs ayant accusé des retards de payement de leur crédit FNFI au sein même de la coopérative.

La Coopérative d’épargne et de crédit (COOPEC) de l’église des Assemblées de Dieu, agence de Sokodé, comme les autres institutions de microfinances, est partenaire du FNFI. Cette structure accorde des crédits FNFI aux groupes de personnes avec une caution solidaire. Mais avec l’arrivée du nouveau responsable de l’agence AD de Sokodé, les bénéficiaires dénoncent le traitement hors-la-loi dont elles sont l’objet.

A en croire Boukari Affissétou, avec l’arrivée de ce nouveau responsable, quand elles ont un retard de payement et qu’elles envoient leur payement par l’intermédiaire de l’une de leurs membres, elle est retenue des heures au sein de l’agence, obligeant les autres à venir compléter le versement avant toute libération. L’exemple le plus récent est celui de Madame Kérim Assana, bénéficiaire FNFI de Wassarabou (un village au nord-est de la ville de Sokodé). Elle est arrivée à l’agence le mercredi 31 octobre 2018 pour le remboursement du crédit de leur groupement. Et comme le groupement a un retard de payement de crédit, elle est retenue comme prisonnière par le chef d’agence. Elle n’a été autorisée à rentrer que tard dans la soirée vers 20 heures.

Contactés, certains promoteurs du FNFI dans le Tchaoudjo ont confirmé avoir reçu des plaintes de plusieurs femmes sur la manière dont le chef d’agence de la COOPED AD  les traite et ont même ajouté qu’à cause de son comportement, plusieurs femmes refusent le crédit FNFI.

Tom-Feiyilley.

 

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