Friday 03 April 2020
Politique

L’ultime appel de la dynamique Mgr Kpodzro aux électeurs/ « Nous n’avons d’autre choix que de continuer et d’achever la lutte »

 

 

 

Moins de 24 heures après la proclamation définitive des résultats frauduleux de l’élection présidentielle du 22 février 2020, Dr Agbeyome Kodjo et les responsables de la dynamique Mgr Kpodzro ont rencontré la presse. Occasion pour le président élu de réitérer son rejet du hold-up électoral perpétré par le régime cinquantenaire des Gnassingbé. Il annonce le lancement prochain d’un grand mouvement sur toute l’étendue du territoire national.

Agbeyome Kodjo ne lâche pas prise. Le président élu lors du scrutin du 22 février 2020 l’a encore martelé, hier, lors d’une conférence de presse. Pour le candidat de la dynamique Mgr Kpodzro, des actions sont entreprises dans le but de venir à bout du régime. « Nous avons procédé à la nomination d’un Premier ministre, forts de la légitimité des résultats que nous avons obtenus. Il s’active en ce moment pour sortir un gouvernement. Nous sommes sereins parce que nous estimons que nous avons gagné ces élections. Cela est attesté également par des pays étrangers, des observateurs étrangers, sur l’ensemble du continent et en Europe, même aux Etats-Unis. Le sentiment que le Togo est une République bananière où tout est permis (…) », déclare-t-il.

Le combat se poursuit donc sur le plan diplomatique, et pour les responsables de la dynamique, les pressions intérieures et extérieures vont avoir raison de Faure Gnassingbé et le contraindre à restituer le pouvoir. A cet effet, Agbeyome Kodjo annonce le lancement d’un mouvement devant couvrir toutes les localités du pays. « Nous allons lancer un grand mouvement pour demander à nos électeurs d’aller chercher sur l’ensemble du territoire national la victoire. Nous allons rétablir la vérité des urnes et exercer le pouvoir », explique-t-il. « Ceux qui ont voté pour Agbeyome Kodjo doivent défendre leurs votes, leur victoire. C’est un appel que nous lançons et nous prendrons le devant », renchérit Fulbert Attisso, Coordonnateur de la campagne du candidat de la dynamique.

Pour la Secrétaire Générale de la CDPA et soutien d’Agbeyome Kodjo, il est temps que le peuple comprenne qu’il n’y a plus lieu de faire demi-tour. « Je veux rappeler que nous, peuple togolais, nous n’avons pas le choix. Nous avons fait ce qu’il fallait le 22 février en disant que nous voulons l’alternance. Nous avons très bien fait, mais nous devons savoir aussi à qui nous avons affaire. Je veux dire à mes frères et sœurs togolais que nous n’avons d’autres choix que de continuer ce que nous avons déjà fait et de l’achever », martèle Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson. Elle a saisi l’occasion pour expliquer les propos d’Agbeyome Kodjo qui a affirmé être en mesure de ramener la victoire aux électeurs à 12h. « C’est une expression qui veut signifier sa détermination à ne pas abandonner. Il vient de réaffirmer cette détermination. Il va faire ce qu’il lui revient, mais nous, peuple, c’est à nous que revient la souveraineté. C’est nous qui la détenons », souligne-t-elle.

Sur le rejet de ses recours, Agbeyome Kodjo rappelle que certaines formations politiques dont l’ANC de Jean-Pierre Fabre ont demandé, à raison, la démission de certains membres de la Cour constitutionnelle. « Si les gens ont contesté la reconduction d’Aboudou Assouma à la tête de la Cour constitutionnelle, ils ont raison. C’est la figure sûre qui incarne la légalisation de la fraude. Même si on photographiait les auteurs de la manipulation des chiffres et qu’on les présentait à Aboudou Assouma, compte-tenu de ses engagements avec son parti, il dira que les preuves sont insuffisantes », indique Dr Agbeyome Kodjo.

Dans ce combat diplomatique, « Faure Gnassingbé et ses affidés ont déployé des moyens énormes en Europe pour acheter le silence de certaines personnes ». Mais Agbeyome s’estime heureux d’avoir un grand nombre de pays qui se rallient à la cause de la libération du peuple togolais du joug de la dictature.

Dans la déclaration liminaire ci-dessous, les responsables de la dynamique Kpodzro en appellent à l’application de l’article 150 de Constitution togolaise et insistent sur le fait que « le destin du Togo et l’avenir de son vaillant peuple ne peuvent pas être confisqués par une poignée d’individus ».

G.A.

Déclaration des forces de la dynamique Mgr Kpodzro

Le mardi 3 mars 2020, la Cour Constitutionnelle a proclamé les résultats finaux du scrutin présidentiel du 22 février 2020, entérinant les résultats provisoires communiqués par la CENI le 23 février 2020.

Les forces de la Dynamique Kpodzro rejettent les résultats annoncés et dénoncent un hold-up électoral opéré par le parti au pouvoir, qui a usé de la fraude, de la violence et de la falsification des chiffres pour pervertir la vérité des urnes. Aucun observateur sérieux ne peut croire au score de 70,78% attribué au chef d’État sortant, contesté pour sa posture de monarque à la tête d’une dynastie familiale, son 4ème mandat et son bilan.

Les forces de la Dynamique Kpodzro continuent d’affirmer que leur candidat Agbéyomé Kodjo a effectivement remporté le scrutin présidentiel du 22 février 2020. A cet effet, elles exigent le rétablissement de la vérité des urnes à travers la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote et le transfert du pouvoir au ‘véritable vainqueur.

Les forces de la Dynamique Kpodzro pensent qu’il est inadmissible de laisser le parti RPT-UNIR continuer d’orchestrer ‘ainsi des mascarades électorales au vu et au su de la communauté internationale pour garder le pouvoir ad vitæ aeternam au Togo.

En conséquence, elles lancent un appel pressant aux électeurs et électrices en particulier, et aux populations togolaises en général à défendre par tous les moyens légaux et conformément à l’article 150 de notre constitution leurs votes et la victoire chèrement obtenue dans les urnes.

Le destin du Togo et l’avenir de son vaillant peuple ne peuvent pas être confisqués par une poignée d’individus qui utilisent les moyens et attributs de l’État pour perpétuer leur règne clanique et maléfique avec la complicité des prédateurs extérieurs qui font leurs affaires sur le dos des pauvres citoyens togolais.

Seule la lutte libère et c’est maintenant.

 

Fait à Lomé, le 04 mars 2020

Shalom