Le taux de participation au recensement, plus qu’un référendum !

 

Si la honte était un virus mortel, il y a longtemps que le régime au Togo aurait rendu l’âme. Sans que les nouveaux membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) n’aient encore prêté serment, et au mépris des prescriptions de la CEDEAO via les facilitateurs et le Comité de suivi de la feuille de route, Kodjona Kadanga & Cie foncent vers l’inconnu.

Le recensement scélérat a été lancé depuis lundi dans la zone 1. Mais les populations ont déserté les bureaux et centres de vote, préférant s’aligner sur l’appel au boycott de la coalition des 14 partis de l’opposition. A l’allure où vont les choses, le fiasco n’est plus un doute. De quoi alimenter la côte de popularité du régime en place qui entend organiser en un temps record législatives, communales et référendum. Soit dit en passant, on se demande la valeur qu’aura la signature d’un désormais ancien président de la CENI sur des cartes d’électeurs.

Mais avec le constat issu de la faible mobilisation dans les centres de recensement, tout a l’air d’un référendum auquel le peuple participe. Et à défaut de considérer le taux de participation comme tel, pourquoi les autorités ne peuvent-elles pas –pour permettre au peuple de se prononcer sans équivoque- proposer de leur côté un texte référendaire et permettre à l’opposition aussi d’en proposer ? Et alors, la question du référendum serait simple et concise, genre : êtes-vous pour le texte du gouvernement ou celui de l’opposition ?

Abbé Faria

 

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